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Sur la blogosphèreCe qu'ils en disent...“Un travail assez admirable” - Versac
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Bienvenue sur le blog de RCEBienvenue à vous.
Ce "vidéoblog" est animé par l'équipe de la revue Regards croisés sur l'économie. Il fait régulièrement intervenir des experts des sciences sociales pour éclairer le débat public. Ecologie à Aix-Marseille IILe 15 décembre 2009, Regards Croisés sur l'Economie organisait à l'université d'Aix-Marseille II une conférence-débat sur le thème "Quelles réponses à la crise écologique ?". Question qui reste plus que jamais d'actualité, et à laquelle les contributions des trois intervenants apportent de très précieux éclairages : Katheline Schubert : la qualité du climat, bien public global
Par Gabriel le 22 janvier, 2010 - 12:10
Adieu, SarahNotre amie et camarade Sarah Andrieux est décédée accidentellement le 26 décembre au Chili, où elle passait les fêtes de fin d'année. Nous souhaiterions exprimer nos plus sincères condoléances à ses parents, à sa soeur Mathilde, et à tous ses amis.
Nous attendions le retour de Sarah le semestre prochain pour lancer un numéro portant sur les migrations, thème qui lui tenait particulièrement à coeur. À son enthousiasme jamais pris en défaut et à la sincérité de ses engagements s'ajoutait une gentillesse rare, que nous n'oublierons jamais. Même si Sarah n'est plus parmi nous, nous continuerons de faire vivre ses projets et ses idées au sein de l'association. Merci, Sarah, pour tout ce que tu nous as apporté.
Par RCE le 5 janvier, 2010 - 11:04
Après Copenhague ?Le sommet de Copenhague s'achevant sur un échec, la question se pose plus que jamais : à quoi ressemblerait un accord climatique mondial ambitieux ? La réponse de Christian De Perthuis, lors de la conférence-débat "Les économistes peuvent-ils sauver la planète ?" :
Par Gabriel le 19 décembre, 2009 - 12:09
Débat : les économistes peuvent-ils sauver la planète ?Suite de notre programme spécial Copenhague. La vidéo de la soirée du 4 novembre à l'ENS, brillamment réalisée par Antoine Melchior, est en ligne. Nous vous proposons donc de revivre cette conférence-débat organisée en partenariat avec Alternatives économiques, et au cours de laquelle sont intervenus :
Par Gabriel le 5 décembre, 2009 - 12:55
Jeffrey Sachs à l'approche de Copenhague
Que pensez-vous du projet de loi Waxman-Markey et de l’engagement acutel de l’administration Obama dans la lutte contre le changement climatique ? Jeffrey Sachs : La politique de l’administration Obama représente une amélioration considérable par rapport à celle de George W. Bush, qui n’a rien entrepris avant la toute fin de son mandat. Le président Obama s’est engagé publiquement à lutter contre le changement climatique et prend souvent la parole sur ce thème. Toutefois, la diversité politique de la nation américaine rend toute action très difficile, car il faut compter avec les Etats riches en pétroles ou en charbon. En outre, certains médias et experts en communication tendent à véhiculer un message confus à propos du changement climatique, dont la réalité n’est pas toujours abordée, ni acceptée, d’un point de vue scientifique. Des compagnies comme le géant pétrolier Exxon Mobile, par exemple, pratiquent de la désinformation. Le projet de loi Waxman-Markey représente clairement un pas en avant, mais il soulève également certains problèmes. Le projet de loi vise principalement à mettre en place un marché carbone (cap-and-trade). Or, cet instrument économique est à certains égards moins efficace qu’une taxe, car il oblige les pouvoirs publics à distribuer les droits à polluer (les quotas) à des acteurs privés, s’exposant ainsi aux groupes de pression qui militent pour l’attribution de quotas gratuits, au détriment de l’intérêt général. Les marchés carbone sont à la merci des calculs politiques. De façon générale, l’administration Obama doit mettre en place des politiques plus cohérentes et claires. Le problème vient du Congrès, qui incite le président Obama à des déclarations de principes, plutôt qu’à annoncer des plans et des politiques claires. Aux Etats-Unis, toute décision politique est sujette à négociation. Cela veut-il dire que vous privilégiez l'adoption de taxes carbone à la mise en place de marchés de permis, comme cela a été fait en Europe (EU-ETS) ? Au niveau international, une taxe sur le carbone me semble être l’option la plus efficace et la plus juste. C’est probablement aussi la plus réaliste en termes de mise en place, par rapport à un mécanisme de cap-and-trade. Il suffit de penser à la Chine, par exemple. En outre, une taxe permettrait de contrôler un tant soit peu les prix de l’énergie. Contrairement aux marchés carbone, une taxe est associée à un signal de prix clair. L’effort nécessaire à la lutte contre le changement climatique devient prévisible, quantifiable, ce qui est indispensable pour soutenir l’investissement dans les technologies vertes. Le problème d’un marché comme l’EU-ETS, par exemple, est que beaucoup trop d’acteurs ne sont pas couverts, et que l’horizon temporel n’est pas clairement défini. Les prix sont donc plus volatiles. Au-delà du choix des instruments, à quoi pourrait ressembler une gouvernance globale pour le climat ? Les composantes d’une gouvernance mondiale pour le climat sont claires. La lutte contre le changement climatique (atténuation, c'est-à-dire réduction des émissions) doit se faire là où elle est la moins chère, et donc la plus efficace. Cela implique d’importants transferts du Nord vers le Sud. L’adaptation au changement climatique quant à elle concerne principalement les pays pauvres, car ce sont eux qui sont exposés aux risques d’inondations ou de sécheresses, catastrophes dont la fréquence et l’ampleur sont amenées à augmenter. La question de la gouvernance mondiale est en outre indissociable de celle des efforts technologiques à mettre en œuvre. Une nouvelle génération de technologies devrait voir le jour. Qu’il s’agisse de la production d’énergie, des transports, des besoins alimentaires, tout cela doit passer par un effort global. Enfin, il faut concevoir des mécanismes de vérification et de suivi, et mettre à jour régulièrement les stratégies d’atténuation et d’adaptation, en mettant à profit les progrès continus de nos connaissances. Le changement climatique demande un effort de long terme d’une complexité inédite. Actuellement, aucune institution internationale isolée ne me semble assez forte pour organiser et soutenir seule un tel effort. Quel est le montant des transferts Nord/Sud sur lequel les pays du Nord devraient s’engager ? Comment les convaincre de payer ? Les montants des transferts Nord/Sud nécessaires à la lutte contre le changement climatique sont connus. On parle de 100 milliards de dollars par an pour l’atténuation, et d’autant pour les politiques d’adaptation, et ce jusqu’en 2020. Ces montants sont trop importants pour relever des seuls fonds prévus pour le développement. Ils devraient constituer à eux seuls une catégorie de transferts, s’ajoutant à l’engagement de consacrer 0,7% du PIB à l’aide au développement. Les pays riches espèrent que ces montants sont surévalués, et comptent aussi sur des moyens de substitution. Les négociations seront certainement particulièrement âpres à ce sujet. Comment intéresser et associer les pays en développement à un accord international sur le climat à Copenhague ? Des accords peuvent être trouvés au niveau régional. Les pays peuvent ensuite négocier en tant que membres d’un bloc régional. C’est déjà le cas pour l’Europe, comme pour l’Union Africaine. Cette option semble réaliste si les principaux émetteurs prennent des engagements contraignants. Les promesses des Etats-Unis, de la Chine ou de l’Inde vont donc peser particulièrement lourd à Copenhague. S’ils s’engagent sur des objectifs contraignants, il est alors probable qu’un effet d’entraînement emportera les autres pays. Au plan stratégique, chaque partie peut soumettre un plan, et négocier sur ces bases-là. Il ne faut toutefois pas perdre de vue qu’il s’agit là du problème le plus complexe jamais rencontré. Plus complexe encore que la pauvreté. Il s’étend dans toutes les dimensions : de l’économie, à la politique, à l’ingénierie… Le protocole de Kyoto s’est jusqu’à présent montré inefficace pour faire face à cette complexité. La « croissance verte » est-elle la réponse à la crise économique actuelle ? La croissance verte permet d’augmenter le niveau de vie, tout en diminuant les émissions. Les investissements technologiques ont un effet de relance, ce qui est bon pour l’emploi ; les hommes politiques sont donc très friands du concept de « croissance verte ». Il reste important toutefois que l’épargne ne serve pas à financer la consommation personnelle, mais soit plutôt orientée en direction d’investissements dans les énergies propres. Propos recueillis à New York par Baptiste Raymond (RCE) Pour en savoir plus : "Les économistes peuvent-ils sauver la planète", Regards croisés sur l'économie n°6, novembre 2009.
Par RCE le 3 décembre, 2009 - 14:04
L'U.E dans la lutte contre le changement climatiqueA quelques jours du début du sommet de Copenhague, nous vous proposons de réécouter les analyses de Jacques Le Cacheux enregistrées en avril, au moment de l'adoption du paquet climat-énergie. L'U.E est-elle aussi exemplaire qu'on le dit en matière de lutte contre le réchauffement ? Les instruments dont l'Union s'est dotée (au premier rang desquels le marché de permis à polluer ETS) sont-ils à la hauteur de ses ambitions ?
Par Gabriel le 29 novembre, 2009 - 20:19
Quelles réponses à la crise écologique ?En plein sommet de Copenhague, et à l’occasion de la parution de son 6e numéro consacré au changement climatique, intitulé « Les économistes peuvent-ils sauver la planète ? », la revue Regards croisés sur l'économie vous convie à une soirée-débat exceptionnelle autour de ce numéro, sur le thème : « Quelles réponses à la crise écologique ? – Le point de vue des économistes », avec :
Le mardi 15 décembre à 18h30 à la faculté de sciences économiques d'Aix-Marseille II, amphithéâtre A, 14 rue Puvis de Chavanne, Marseille. La soirée sera suivie d'une collation.
Par Gabriel le 23 novembre, 2009 - 10:34
Journées de l'économieRCE va participer aux Journées de l’Economie qui se tiennent à Lyon du jeudi 12 novembre au samedi 14. Marion Navarro participera à la conférence « La crise économique : une opportunité pour réformer la fiscalité ? », aux côtés de Philippe Bruneau, Dominique Bureau, Aurélie Filipetti et Jacques Le Cacheux, vendredi 13 de 16h30 à 18h00. Il reste encore quelques places, dépêchez-vous ! Toutes les informations sur le site des Jeco. Vous pourrez aussi retrouver RCE à la table La Découverte du salon du livre d’économie jeudi et vendredi, ainsi qu’à la table Gibert Joseph samedi.
Par Gabriel le 9 novembre, 2009 - 12:13
Capitalism : A Love StoryRegards croisés sur l'économie a été convié à assister à une projection en avant-première du dernier film de Michael Moore, "Capitalism : A Love Story", qui sortira en salles le 25 novembre. Aller voir un film de Michael Moore est devenu quelque chose dont on a maintenant l'habitude. On se demande quel sujet va traiter son documentaire cette fois-ci, et on s'assoit dans son fauteuil, prêt à savourer une critique bien léchée de la société américaine. On se conforte alors dans notre vision pessimiste du système américain, et on est rassurés d'en avoir la preuve. Cette fois-ci, Michael Moore s'en prend au capitalisme. Vaste sujet mais inévitable en cette période de crise. Il traite donc principalement des subprimes et de Wall Street, en insistant sur le fossé grandissant entre riches et pauvres, sur fond de disparition de la classe moyenne. Plusieurs sujets en lien avec le capitalisme sont abordés et les révélations sont souvent marquantes. Du salaire des pilotes de ligne extrêmement bas qui les force à avoir un autre emploi, à la collusion entre les grandes entreprises américaines (Goldman Sachs en particulier) et les dirigeants politiques, en passant par les procédures d'exclusion des personnes dans l’incapacité de rembourser leur emprunt… C'est avec cette qualité qu'on lui connaît que Michael Moore déniche témoignages et documents compromettants qui nous font prendre conscience de l'ampleur de l'empire de l'argent, qu'on ne faisait que soupçonner. Son goût pour les images chocs, notamment des extraits de publicités ou d'émissions américaines des Trente Glorieuses donnent un rythme soutenu au film et on ne voit pas passer les deux heures devant l'écran. Les chiffres chocs abondent aussi ; les salaires ou le montant des prêts consentis aux plus riches marquent les esprits. On en sort avec le sentiment désagréable de se faire tirer les ficelles à tout moment. Il semble toutefois que Michael Moore tire un peu sur la corde en imposant une vision légèrement simpliste de certains événements. Il élude par exemple la multiplicité des causes qui sont à l'origine de la croissance (ou non) de l'économie américaine. L'affaiblissement de l'Allemagne et du Japon n'est pas la seule cause des Trente Glorieuses, tout comme la politique de Reagan dans les années 1980 n'est pas seule responsable du ralentissement économique. Il est dommage que quelqu'un d'aussi intelligent, et qui revendique de surcroît la transparence à tous les niveaux, fasse parfois de tels raccourcis pour mieux frapper l'opinion. Mais Michael Moore n'en a pas pour autant perdu son talent, ni son humour, comme il le montre dès la scène d'ouverture qui compare l'empire romain à la société américaine pour notre plus grand plaisir. Le ton grinçant du premier quart d'heure fait place à un enchaînement de reportages. On regrette que Michael Moore ne puisse plus piéger ses interlocuteurs, maintenant qu'il est devenu mondialement connu. On sent donc un léger essoufflement, dont il a l'air lui-même conscient. La bataille est trop difficile pour un seul homme. Heureusement, Barack Obama est là. Alors que George Bush reste la cible favorite du cinéaste, le nouveau président est présenté comme un messie. C'en est surprenant de la part de Michael Moore que l'on a l'habitude de voir dans le sarcasme. Obama marque-t-il la fin de l'ère Moore ? Peu probable…
Par Sarah le 27 octobre, 2009 - 11:06
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